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Unité mixte de recherche Sciences pour l'

Site de l'UMR Sciences pour l'Oenologie - Centre INRA Montpellier

[HDR] Jean-Luc Legras: De la diversité à la domestication chez la levure Saccharomyces cerevisiae

Jean-Luc Legras a soutenu son HDR le 15 juin 2018.

De la diversité à la domestication chez la levure Saccharomyces cerevisiae

La levure S. cerevisiae est responsable de la fermentation d’un grand nombre de produits, mais peu de choses étaient connues sur les différences entre les souches isolées de ces produits, il y a encore peu. Durant ces 15 dernières années, nous avons développé de nouvelles méthodes plus performantes de différentiation des souches de levure de cette espèce, reposant sur l’amplification des régions inter-delta (LTR), puis de marqueurs microsatellites. L’utilisation de marqueurs microsatellites a révélé l’influence de l’homme sur la diversité de cette espèce qui est particulièrement nette pour les levures de vin, ou les levures de voile ayant la capacité à former un biofilm (vins jaunes du Jura, Jerez, ou de Tokaij) et qui sont apparentées aux levures de vin. Cette méthodologie nous a également permis d’explorer les dynamiques de populations de levures au vignoble, entre vignoble et chai ou dans le chai (Italie et Bordeaux).

De manière à explorer les mécanismes adaptatifs permettant d’expliquer les spécificités phénotypiques des différents groupes de levures isolées de produits fermentés (vin, voile, rhum, pain, fromage) ou dans la nature, nous avons mené différents projets d’analyse de génomique des populations dans cette espèce. La comparaison des génomes des levures de vin et de voile a révélé la très forte différentiation de familles de gènes dont certains présentaient des signes de sélection positive. De la même manière, la comparaison des génomes des levures de vin, voile, rhum, fromage, ou chêne a révélé la présence de nombreuses régions spécifiques aux différentes populations, introgressées d’espèces plus ou moins distantes de S. cerevisiae et dont certaines expliquent les spécificités phénotypiques des groupes.

Enfin, nous avons exploré les bases moléculaires de la diversité phénotypique des levures de vin, à l’aide d’approches génétiques traditionnelles. Ainsi, l’analyse de la variabilité des productions d’arômes de différentes populations de ségrégant, nous a permis de montrer la faisabilité d’une approche QTL pour déterminer les bases génétiques des différences de production d’arômes produites par les levures en fermentation.

Félicitation à Jean-Luc pour ce travail.

Contact : Jean-Luc Legras (jean-luc.legras@inra.fr)