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UMR DGIMI Diversité, génomes interactions microorganismes-insectes

Micro-hyménoptères parasitoïdes

Hyménoptères parasitoïdes

Les insectes parasitoïdes sont des agents de régulation importants des populations d’arthropodes. Ils représentent environ 10% des insectes, et appartiennent pour la plupart (~ 75%) à l’Ordre des Hyménoptères. Ils se développent sur (ectoparasitoïdes) ou à l'intérieur (endoparasitoïde) d'un autre arthropode, entraînant ainsi la mort de leur hôte. De ce fait, ils jouent un rôle déterminant dans la dynamique des communautés d’insectes et peuvent être utilisés dans la lutte biologique contre les insectes ravageurs.

Dans les modèles endoparasitoïdes, les hôtes parasités subissent souvent des altérations profondes de leur physiologie et plus particulièrement de la réponse immunitaire. Ces modifications, généralement garantes de la réussite parasitaire, résultent en grande partie de l’action de facteurs d’origine maternelle introduits dans l’hôte lors de la ponte. Ces facteurs maternels dits de « virulence », sont communément produits dans les ovaires et glandes associées. Chez de nombreuses espèces, ces facteurs sont produits dans la glande à venin. Pour d’autres espèces, ils sont produits dans le calyx, une région spécialisée des oviductes latéraux située à la base des ovarioles. C’est dans le calyx que sont produits les virus symbiontes trouvés chez des milliers d’espèces d’ichneumonoides.

Les polydnavirus

Découverts dans les années 1970, les polydnavirus (PDVs) ont un génome constitué de 15 à plus de 100 molécules circulaires d’ADN double brin.

Les PDVs sont actuellement divisés en 2 genres :  les Bracovirus (BVs) associés à la sous-famille des hyménoptères Braconides, et les Ichnovirus (IVs), associés à la sous-famille des hyménoptères Ichneumonides.

Tous les PDVs persistent de façon stable sous forme de provirus, intégré au génome du parasitoïde auquel ils sont associés, et se répliquent exclusivement dans les calyx. Les particules virales renfermant le génome segmenté sont injectées par la femelle lors de la ponte dans l’hémocoele de l’hôte (un lépidoptère) où l’infection des différents tissus entraîne les altérations physiologiques indispensables au développement de la progéniture du parasitoïde.

Les particules virales sont produites grâce à un ensemble de gènes viraux (« machineries virales ») présents dans le génome de la guêpe. Ils proviennent de l’intégration d’un génome viral dans le génome du parasitoïde au cours de l’évolution : il s’agit d’un nudivirus pour les bracovirus, et d’un virus de nature inconnue (« paléo-ichnovirus ») dans le cas des ichnovirus. Seule une partie du génome viral intégré a été maintenu au cours de l’évolution et il est utilisé par le parasitoïde pour confectionner les « navettes » qui servent à transférer l’ADN codant des facteurs de virulence du parasitoïde vers la chenille hôte.

Les virus-like particles de Venturia canescens

http://presse.inra.fr/Ressources/Communiques-de-presse/Guepe-parasite-Venturia-le-complice-viral-demasque