En naviguant sur notre site vous acceptez l'installation et l'utilisation des cookies sur votre ordinateur. En savoir +

Menu Logo Principal logo Cirad logo IRD logo SupAgro

Centre de Biologie pour la Gestion des Populations - UMR Inra, IRD, Cirad, Montpellier SupAgro

Olazcuaga

Olazcuaga

Laure OLAZCUAGA
Courriel :
Sujet : Capacités d'adaptation et préférences alimentaires chez un insecte envahissant d'intérêt agro-économique majeur, Drosophila suzukii
Directeur de thèse : A. Estoup & M. Gautier
Dates : 1er septembre 2016 –

Le niveau de spécialisation d’une espèce pour différents habitats ou différentes ressources alimentaires est un élément déterminant de son abondance, de sa distribution spatiale et de ses déplacements. Comprendre les conditions de l’évolution de la spécialisation des bioagresseurs est donc crucial pour développer des stratégies de lutte efficaces à long-terme. Cette thèse a pour objectif de caractériser les conditions de la spécialisation de Drosophila suzukii, une espèce invasive qui s’attaque à de nombreuses espèces végétales fruitières (cerise, fraise, pêche, raisin, etc.).

Cette espèce envahissante (du même groupe taxonomique que Drosophila melanogaster) est originaire d’Asie et a été observée pour la première fois en 2008 en Europe du Sud et en Amérique du Nord, où elle s’est répandue très rapidement. Les capacités d’adaptation potentielles de cet insecte et ses préférences alimentaires pour de nombreuses espèces fruitières posent des défis agronomiques majeurs.

Quatre questions principales seront abordées pendant la thèse :

  1. évaluer si la spécialisation d’hôte est présente chez des individus collectés sur le terrain en s’appuyant notamment sur un réseau régional de gestion d’organismes envahissants (FREDON-LR) ;
  2. tester des prédictions théoriques d’évolution de la spécialisation (effet de l’hétérogénéité spatiale et temporelle en hôtes sous différents régimes sélectifs type hard ou soft selection) par le biais d’expériences de sélection sur la préférence et la performance sur différentes ressources alimentaires ;
  3. évaluer si des flux de gènes liés aux activités anthropiques peuvent perturber une spécialisation éventuelle ;
  4. identifier des régions du génome associées à la spécialisation en utilisant des technologies de séquençage à haut-débit (NGS) sur les populations sélectionnées au laboratoire (voir point 2.) ainsi que sur des populations collectées in natura (voir point 1.).

Cet ensemble d’études combinant expérimentations et théorie permettra des contributions académiques et appliquées importantes sur un modèle biologique et des questions d’intérêt scientifique et économique majeur.